Fiona Picot et Gabriel Pimont-Nogues lancent My Holy, le tampon qui ne fuit pas ses responsabilités, c’est-à-dire 100% biologiques, doux et absorbants, sans rien de bizarre dedans.

La bonne idée ?

Après des années de débats sur les protections hygiéniques, entre la taxe tampon qui, rappelons-le, fut une longue bataille politique et médiatique pour faire diminuer la TVA de 20 à 5,5%, mais surtout la polémique sur les composants mystérieux des tampons et des serviettes – « Les tampons hygiéniques sont-ils dangereux pour la santé ? » titrait Le Monde en avril 2017, il était grand temps qu’une start-up française se penche sur la question. C’est chose faite avec My Holy.

Le concept est audacieux et très réussi. On adore le design : l’image très soignée, loin des tampons à fleurs, des pubs au sang bleu, où il faut à tout prix cacher qu’on a ses règles. Le logo de My Holy, c’est justement une ficelle qui dépasse d’un slip.

Grâce à un simple clic, on reçoit une boîte de tampons originale, réutilisable et recyclable. Tellement belle qu’on a envie de la mettre en évidence dans son salon (En tout cas dans sa salle de bain !) Et on se fait livrer des recharges avec un abonnement qui démarre à 5€ par mois. On peut même customiser sa boîte avec une planche de stickers (aussi cool que les petits personnages imaginés par Tiffany Cooper) et ça, c’est fort. Rendre les règles ludiques : challenge relevé. Mais l’essentiel, c’est la transparence sur la composition à savoir qu’il n’y a QUE du coton biologique dans un tampon, une première en France.

Ce que vous ne savez (peut-être) pas sur les tampons 

1 – Un tampon classique n’est pas 100% coton
Et oui, même si on l’achète en pharmacie, il contient surtout de la viscose. Une matière artificielle utilisée pour ses capacités d’absorption. Cependant, les produits d’hygiène intime ne sont encadrés par aucune loi ! C’est la raison pour laquelle les industriels ne révèlent pas la composition exacte de leurs tampons.

2 – La majorité des tampons renferment des substances chimiques
C’est une étude de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes qui a été publiée en mai 2017 : les tampons des principales marques contiennent des substances chimiques. Ce taux, bien que faible, passe dans le sang de manière inévitable puisque la paroi vaginale est l’une des plus absorbantes du corps.

3 – Les industriels font blanchir les tampons
Pour nettoyer et blanchir la fameuse pâte de cellulose des arbres de couleur marron, les industriels (Tampax, o.b., etc.) peuvent utiliser du dioxyde de chlore, voire du chlore élémentaire. Ce procédé chimique induit la formation de dioxines qui sont de véritables toxines cancérigènes et perturbateurs endocriniens.

Les tampons de My Holy sont fabriqués à partir de coton 100% biologique, naturellement blanc. Le coton n’est pas blanchi mais purifié avec une solution d’eau enrichie en oxygène. C’est un produit sans chlore, non toxique et reconnu pour ses propriétés antiseptiques, ayant un faible impact écologique.

Donner du sens

Cerise sur le tampon, My Holy s’engage. Les achats effectués sur le site permettent de redistribuer des protections intimes à des femmes qui n’y ont pas accès. Grâce à un partenariat avec Kmerpad, une entreprise camerounaise qui fabrique des serviettes hygiéniques en tissus 100% made in Cameroun. Quand vous achetez une édition « Travel », My Holy finance à Kmerpad un kit de trois serviettes hygiéniques en coton biologique, lavables et réutilisables. Une écolière le recevra dans le cadre des programmes d’éducation à l’hygiène intime animés par l’entreprise camerounaise.

My Holy travaille en ce moment sur une cup… En attendant, pour plus d’informations ou passer commande, RDV sur myholy.fr